Journée internationale de la biodiversité : les actions du Département en faveur de l'environnement

En cette journée internationale de la biodiversité, le Département fait un bilan de ses actions menées pour préserver cette alliée essentielle à notre vie et bien-être. Focus sur un des espaces naturels gérés par la collectivité : le massif forestier de Châteauneuf-la-Forêt.

Publié le 22 mai 2026

Quelles sont ces espèces ?

La journée internationale de la biodiversité, célébrée chaque année le 22 mai, est un moment crucial pour réfléchir à l'importance des services rendus par la nature et aux actions à mener pour la protéger.

En effet, les espèces et les milieux naturels qui la composent sont primordiaux pour que nous disposions de ressources vitales telles l’eau, la nourriture, les matières premières, les médicaments…, mais aussi pour la régulation du climat, la qualité de l’air et du sol.

Cette date offre l’opportunité au Département, engagé depuis 2024 dans une stratégie de transition écologique et solidaire, d’établir un état d’avancement de son plan d’actions dont l’un des objectifs vise la préservation de la biodiversité.

Des actions locales pour préserver les espaces naturels

La feuille de route du Conseil départemental se traduit concrètement par des actions visant :

  • l'amélioration des connaissances avec la réalisation d'inventaires et de diagnostics écologiques ;

  • la préservation et la gestion d'espaces naturels dans le cadre de plans d'actions pluriannuels ;

  • le développement de l’éco-pâturage sur les sites départementaux ;

  • l’élaboration d’une stratégie de lutte contre les espèces exotiques envahissantes ;

  • le déploiement de partenariats avec les structures compétentes ;

  • l’accompagnement de la mise en œuvre d’actions portées par les collectivités notamment en faveur de la préservation et la restauration des milieux aquatiques ;

  • la communication et la sensibilisation via des animations.

Par ailleurs, le Département élabore actuellement un Schéma départemental des espaces naturels sensibles (ENS) afin de définir un plan pluriannuel d’actions en concertation avec les acteurs et partenaires locaux.

Au nombre de 7 aujourd’hui, l’objectif est de développer un réseau de sites présentant un intérêt écologique et paysager, tout en permettant leur ouverture au public.

Bon à savoir

Les ENS participent à la protection d’habitats fragiles, qu’il s’agisse de forêts, de zones humides ou de milieux ouverts, tout en contribuant au maintien des continuités écologiques à l’échelle du territoire. Ils s’inscrivent également dans une dynamique plus large, en articulation avec d’autres dispositifs comme Natura 2000 ou les trames vertes et bleues, et mobilisent de nombreux partenaires locaux.

Zoom sur l’espace naturel sensible de Châteauneuf-la-Forêt

Le massif forestier de Châteauneuf-la-Forêt, propriété du Département, fait l’objet d’un projet dit de « forêt laboratoire ». L’objectif est d’expérimenter des actions de gestion forestière durable, favorables à la faune et à la flore locales, et d’évaluer leur efficacité et leur réplicabilité sur d’autres sites.

Les interventions ont démarré à l’automne 2025 avec des travaux forestiers pilotés par l’Office national des forêts (ONF). Ils ont consisté en une coupe d’éclaircie et le traitement de la lisière avec la conservation d’arbres « habitat », d’arbres « stabilisateurs » ou encore de souches hautes dans une perspective de préservation d’habitats favorables à la biodiversité.

Par ailleurs, 12 mares ont été créées par le Groupe Mammalogique et Herpétologique Limousin (GMHL). Ces points d’eau sont notamment destinés à abriter le Sonneur à ventre jaune, un crapaud protégé au niveau européen.

Pour évaluer les bénéfices de ces pratiques sur l’environnement, des inventaires réguliers sont réalisés. Les premières prospections ont permis d’identifier 9 espèces de chauves-souris sur les 26 connues en Limousin. Certaines présentent un fort enjeu de conservation, notamment la Barbastelle d’Europe, le Grand Murin ou encore le Petit Rhinolophe, toutes protégées et reconnues d’intérêt communautaire. Ces résultats montrent que le site est particulièrement utilisé comme territoire de chasse, en raison notamment de la richesse en insectes liée aux milieux humides présents en sous-bois.

Le développement des arbres à cavités, le maintien de bois morts, la mise en place d’îlots de vieillissement ou encore la diversification des structures forestières sont des leviers importants pour améliorer l’accueil de la faune locale. De même, la préservation des continuités écologiques et des milieux humides constitue un facteur déterminant pour la biodiversité.